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ESSAI Toyota Avensis D-4D Clean Power : Puissance propre

Fév 15, 2022
Toyota Avensis D-4D Clean Power

Nouveauté chez Toyota, l’Avensis se voit équipée du tout nouveau moteur 2.2 D-4D développant 177ch. Disponible uniquement en finition Clean Power, cette version haut de gamme ne représente pas plus de 7% des prévisions de ventes d’Avensis, mais permet à Toyota de montrer son avancée technologique et ses préoccupations en matière d’écologie. En effet, cette version estampillée « Clean Power » ne se contente pas simplement de répondre aux normes actuelles antipollution, elle respecte l’environnement en étant 56% sous les normes Euro IV de rejet de NOx avec 0.11 g / km et 92 % sous les normes de rejet de particules avec 0.002 g / km.

Essai réalisé le 26 octobre 2005.

Extérieur

Toyota avensis1

Dessinée près de Nice, à Sophia Antipolis et construite en Grande Bretagne, l’Avensis est la plus européenne des japonaises, ou l’inverse. Elle est en effet la seule Toyota dessinée en Europe également vendu au pays du soleil levant.

Esthétiquement, seuls quelques éléments permettent de distinguer cette version CleanPower dont la calandre couleur carrosserie moins élégante que le chrome, mais plus sportive avec son grillage alvéolé. Des phares au Xénon avec lave-phares et des radars arrière de stationnement à 4 capteurs font également parti des équipements de série sur cette finition.

Côté carrosserie, l’offre berline 5 portes et break est complétée cette année par une nouvelle déclinaison 4 portes. Un jonc chromé apparaît au bas du coffre. Les vitres latérales et la lunette arrière sont, quant à elles, surteintées.

Intérieur

Intérieur Toyota avensis

Le parti pris stylistique est également valable dans l’habitacle qui ne laisse pas beaucoup de place à la fantaisie. Les priorités pour l’Avensis sont la qualité perçue et la durabilité.

Ici tous les matériaux sont de belle facture et les ajustements ne prêtent pas à la critique. Par exemple le cuir qui couvrait les sièges de notre version « Linea Sol Pack » était digne d’un véhicule très haut de gamme. Le tableau de bord est éclairé d’orange et ne sort pas des sentiers battus, toutes les informations sont là où on les attend.

Nous avons apprécié le vaste rangement sous l’accoudoir central et la boîte à gants de bonne capacité, mais c’est en ouvrant le hayon que nous avons été le plus surpris : 510 dm3 et une forme très fonctionnelle, c’est plus qu’il n’en faut pour accueillir les affaires d’une grande famille !

Tenue de route

Tableau de bord Toyota avensis

L’Avensis dispose d’un comportement saint. L’amortissement ultra confortable est bien géré. Les virages s’enchaînent sans effet de pompage. La pédale de frein est spongieuse afin d’améliorer la souplesse et le confort d’utilisation.

A l’avant des jambes de force de type MacPherson, à l’arrière la suspension indépendante à double triangulation qui fait référence sur la Celica, l’Avensis est parée pour offrir le meilleur de la technologie Toyota.

Bien sûr les réglages favorisent le confort de roulement et la sécurité avant la performance, mais le potentiel de l’Avensis est bien supérieur à ce qu’elle laisse paraître.

Nous avons eu l’occasion de tester la voiture sur le centre d’essai de Mortefontaine. Tout d’abord sur le « circuit routier », 5 km d’asphalte pour reproduire la majorité des situations rencontrées sur les voies françaises. Le comportement de l’Avensis se montre non seulement très sain dans les situations normales, mais il peut également devenir joueur si la voiture est poussée dans ses retranchements.

A Mortefontaine, il y a également la possibilité de tester les systèmes de sécurité sur une plate-forme en carrelage humide qui reproduit l’adhérence d’une route verglacée (coefficient 0.2 pour les connaisseurs). Sur ce terrain nous avons pu apprécier l’utilité du système d’anti-patinage qui permet d’évoluer presque normalement en régulant le régime moteur. Nous avons également pris conscience de l’utilité d’un ABS intelligent qui réparti la puissance de freinage sur chaque roue en fonction de la surface.

Enfin c’est l’anneau de vitesse qui a mis en exergue l’excellente tenue de cap du véhicule et sa capacité à assumer une vitesse supérieure à 200 km/h sans assommer les passagers !

Moteur / boîte

Moteur Toyota avensis

La réelle nouveauté se trouve sous le capot. En effet, le D-CAT (Diesel Clean Advanced Technology) délivre désormais la bagatelle de 177ch et surtout pas moins de 400 Nm disponibles dès 2000 tr/min. Avec de tels chiffres, le bloc 2.2 de l’Avensis se voit pousser des ailes, tout en restant relativement sobre avec 6.1 litres / 100 km en consommation mixte.
L’injection est modifiée afin de fournir une pression de 1800 bars via des injecteurs piézoélectriques plus rapides et pouvant injecter des volumes de carburant supérieurs aux injecteurs à électrovannes (classiques sur un système à rampe commune). Ces injecteurs disposent de dix buses pour la version clean power et réalisent 5 injections par cycle.

Non content d’être le plus puissant des 4 cylindres diesel, ce bloc est également le meilleur élève en terme d’écologie. Les émissions polluantes (notamment NOx et matières particulaires) sont extrêmement réduites par le catalyseur DPNR (Particulate NOx Reduction System Diesel) qui ne nécessite aucun entretien ni remplacement et élimine les oxydes d’azote (NOx) et les particules. Il faut savoir que Toyota n’utilise pas de filtre à particules et que la législation ne s’occupe que de la réglementation des rejets de CO2 et non de dioxyde d’azote par exemple. Des bougies de préchauffage en céramique permettant des démarrages à froid plus rapides, même si de nos jours, le temps de préchauffage est devenu symbolique.

Autre atout, ce bloc se montre très silencieux, au point de se faire oublier au ralenti. Pour ce faire, les ingénieurs n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère. Le moteur est plus léger grâce à l’emploi d’aluminium. Son taux de compression est abaissé afin de réduire l’effort à fournir pour comprimer le mélange air/carburant. Les performances et consommations sont donc réduites au même titre que la production de NOx et des bruits et vibrations causés par chaque explosion. L’insonorisation du capot moteur, du plancher, du tunnel central et du pare-brise (grâce à un film d’isolation phonique entre 2 épaisseurs de verre) a également été améliorée.

La boîte de vitesse dispose de 6 rapports. Souple, elle est agréable à manipuler même si le levier de vitesse est un peu haut à mon goût. Le pommeau est recouvert de cuir perforé.

Notre avis

Style intérieur et extérieur Sécurité active et passive
Qualité et finition Plaisir de conduite
Ergonomie et simplicité Performances pures
Equipement et options Agrément moteur
Confort et suspensions Budget achat et essence

4,1 / 5 4 / 5

Conclusion

Toyota Avensis D-4D Clean Power

La prévision des ventes de la version « Clean Power » ne représente que 7% du mix. Toyota dispose tout de même de la référence des motorisations en matière de technologie environnementale et de rapport puissance / litre. De plus, il faut saluer l’avancée, la recherche et le professionnalisme du constructeur, qui lui permet de passer sous les normes antipollution fixées par l’état.
La Ford Mondéo TDCi 130ch est la concurrente la plus directe en s’affichant à 29 550 € en version Titanium. Elle se montre cependant moins écologique.

A retenir

On regrette On aime
– Ligne classique – Motorisations
– Confort

Fiche technique

Vitesse max: 220 km/h Puissance max: 177 cv à 3600tr/min
0 à 100: 8,6 sec Couple: 400Nm dès 2000tr/min
Conso autoroute: 5,3 l/100 Transmission: Traction – BVM à 6 rapports
Conso miste: 6,2 l/100 Dimensions: (L/l/h) 4,70/1,76/1,52 m
Poid: 1480 kg Puissance fiscale: 10 cv
Moteur: 4cylindres 2231cc Turbo Diesel Prix: 30950 €