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ESSAI Opel Meriva OPC : Opel Pour Circuits

Fév 15, 2022
Opel Meriva OPC

Depuis quelques temps nous assistons à un véritable bouleversement dans le secteur automobile. De nouveaux segments se créent, les citadines s’allongent, les 4×4 s’abaissent et les monospaces s’engaillardisent à l’image du tout récent Ford S-Max ou de la Mercedes Classe B 200 Turbo. Chez Opel toute la gamme y passe. Après le sulfureux Zafira OPC, c’est au tour du Meriva de passer entre les mains des ingénieurs OPC. Une petite cylindrée, un comportement sportif, un look bestial, avec ces prestations inédites, ce Meriva devrait répondre aux attentes des jeunes pères et mères de famille dynamiques.

Essai réalisé le 12 mai 2006.

Extérieur

opel meriva 1

Comme dans la majorité des cas, la version haut de gamme est la plus séduisante. Dans cette version OPC, le Meriva conserve tout son charme ainsi que son format compact. Le récent restylage affirme le caractère et homogénéise le look avec le restant de la gamme.

 

Les porte-à-faux courts et le gabarit réduits (4.02 m) le rendent toujours aussi agréable pour la ville, surtout équipé des radars de stationnement. Avec le bleu électrique OPC, il ne risque pas de passer inaperçu, surtout équipé des très belles jantes de 17″, qui laissent entrevoir de gros étriers bleus. Le kit carrosserie OPC se compose d’un bouclier plus agressif, une calandre alvéolée, des bas de caisse proéminents et des feux différents. A l’avant le spoiler largement aéré, intègre à ses extrémités des anti-brouillards cerclés de chrome.

 

Un peu plus haut, les optiques directionnelles (en option) facilitent la conduite de nuit. A l’arrière les feux deviennent monochromes gris foncé. Un becquet de toit améliore la stabilité au même titre que le diffuseur de la lèvre située sous le pare-choc. Une baguette chromée à la base de la porte du hayon allège visuellement la poupe et l’échappement adopte quant à lui la forme d’un trapèze.

Intérieur

opel meriva 2

A l’intérieur, nous retrouvons l’ambiance « Opel » avec sa console centrale gris alu et son tableau de bord ultra sobre. Les sièges baquet semi-cuir sont signés Récaro. En plus d’égayer l’ensemble, ils maintiennent parfaitement leurs occupants, peut être même trop, ils se révèleront un peu étroits si vous faites de la natation. Bien que la position de conduite soit celle d’un monospace, la disposition des commandes donne l’impression de conduire une berline.

 

Le levier de vitesses est court et situé très bas. Le volant, uniquement réglable en hauteur, offre une excellente prise en main grâce à son large cerceau. Nous regrettons que la qualité des matériaux et des finitions laisse quelque peu à désirer. Seul un bandeau imitation carbone traverse l’habitacle en apportant une touche d’originalité. A l’arrière, le confort des sièges est satisfaisant, tout comme l’habitabilité, il y a suffisamment de place pour 3 grands gaillards.

 

La modularité est au rendez-vous avec le système « Flexspace » permettant de passer de 2 à 5 places. Les deux assises sont réglables en hauteur, chacune disposant d’un dossier inclinable. Il est possible de tout rabattre afin d’augmenter le volume de chargement jusqu’à 2005 dm3. « Chéri, z’ont changé de voiture les voisins ? ».

Moteur / boîte

opel meriva 3

1.6 ECOTEC de 105 ch, présent sur les dernières générations, gagne pas moins de 75 ch, ce qui laisse présager une importante vigueur mécanique. Le ratio « puissance / litre » est de 112.5 ch / litre, soit le même que celui de la toute dernière Subaru Impreza 2.5 WRX STI. Le rapport « poids / puissance » de la Sub remet les choses à leur place avec 5.43 kg/ch contre 7.25 kg/ch pour le Meriva OPC.

 

Question souplesse mécanique, le premier rapport, trop brutal, invite rapidement à passer la seconde, la pédale d’accélérateur gagnerait à être un peu plus dure. Globalement le résultat reste correct, même chargé de 5 personnes, le moteur n’est jamais à la peine. Le quatre cylindres 1.6 – 16s Turbo ECOTEC est vif mais manque un peu de caractère même si les 180 ch et les 230 Nm de couple suffisent amplement à trouver du plaisir au quotidien. Nous regrettons que la fonction « overboost » ne soit pas accessible via un interrupteur. Surprenante, cette fonction, pilotée électroniquement, augmente de 15% la puissance disponible pour atteindre 266 Nm pendant 5 secondes.

 

En agissant sur le turbocompresseur, elle augmente le couple et améliore donc les reprises. La boîte de vitesses mécanique à six rapports est douce et bien étagée mais se révèle assez bruyante. Le sixième rapport est bienvenu sur autoroute, il permet de réduire la consommation, qui oscille de 8 à 17 litres / 100 km, mais aussi le niveau sonore. La sonorité est aussi plaisante à l’extérieur de l’auto que dans l’habitacle, l’échappement distille un feulement agréable alors que le petit bloc 1.6 siffle dans les aigus. Au ralenti il est plaisant de constater que le moteur est quasiment inaudible.

Dynamique

Opel Meriva OPC

Le moteur n’est pas le seul à être passé entre les mains des ingénieurs OPC, le châssis a également bénéficié d’une petite préparation. La garde au sol abaissée de 10 mm à l’avant et de 15 mm à l’arrière améliore la stabilité donc la vitesse de passage en courbe. Le McPherson à l’avant et l’essieu de torsion à l’arrière reçoivent des amortisseurs bi-tubes à gaz tandis que les roues s’équipent de pneumatiques taille basse en 205/45.

 

Dans ces conditions, le sous-virage est très bien géré, même avec un centre de gravité haut perché, et la maniabilité est sans faille. L’absence de roulis et le diamètre de braquage de 10.9 m annonce une vivacité exemplaire, mais se révèlent handicapants pour la ville. Les jantes de 17″ permettent de bien digérer la puissance, la motricité est sans faille. Elles permettent également l’accès à des disques ventilés très rassurants de 16″ à l’avant et de 14″ à l’arrière.

Notre avis

Style intérieur et extérieur 5 / 5 Sécurité active et passive 3 / 5
Qualité et finition 2 / 5 Plaisir de conduite 5 / 5
Ergonomie et simplicité 4 / 5 Performances pures 5 / 5
Equipement et options 4 / 5 Agrément moteur 4 / 5
Confort et suspensions 2 / 5 Budget achat et essence 3 / 5

3,7 / 5 4 / 5

Conclusion

opel meriva 5

Même si les ventes devraient être confidentielles avec cette motorisation, cette version OPC est surtout destinée à améliorer l’image pantouflarde du petit Meriva. Bonne nouvelle pour les pragmatiques, les Meriva Diesel pourront certainement recevoir le Kit OPC et bénéficier du grand méchant look avec la gentille petite consommation.

 

Saluons les ingénieurs Opel Performance Center. Mêler les avantages et la polyvalence d’un monospace au tempérament et au comportement d’un véhicule sportif semblait un pari incohérent il y a encore quelques années. Le Zafira OPC combine déjà une position de conduite en hauteur à un moteur dynamique, il n’y a donc rien de surprenant à développer un Meriva OPC au tarif plus accessible aux jeunes. Contrairement à son aînée, le Meriva OPC est seul sur son segment. Commercialisé à 22 800 €, il devrait se vendre à quelques unités.

A retenir

On regrette On aime
– Matériaux du tableau de bord – Look
– Amortisseurs en bois – Position de conduite
– Boîte de vitesses bruyante – Tenue de route

Fiche technique

Vitesse max: 222 km/h Puissance max: 180cv à 5500tr/min
0 à 100: 8,2 sec Couple: 230 Nm dès 2200tr/min
Conso autoroute: 6,3 l/100 Transmission: Traction – BVM à 6 rapports
Conso miste: 7,8 l/100 Dimensions: (L/l/h) 4,04/1,95/1,62 m
Poid: 1305 kg Puissance fiscale: 11cv
Moteur: 4 cylindres 16s 1598cc Essence Prix: 22800 €